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Automobile : les bonnes affaires de fin d’année

Il reste trois semaines pour immatriculer la voiture de vos rêves, celle qui deviendra moins accessible l’an prochain en raison des taxes. Bons plans à saisir.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres et Black Friday, promotions ou déstockages en tout genre fleurissent en ce moment aux devantures des concessions automobiles. Tout un vocabulaire afin d’éviter le mot « soldes » réprouvé par le monde automobile.

Ils interviendraient de toute façon trop tard puisque, pour les constructeurs, il s’agit de clôturer un exercice annuel au 31 décembre. Et l’année 2020 va, au palmarès des ventes, figurer dans les annales, en annus horribilis, comme on n’en a pas connu depuis longtemps. Les curseurs du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) se sont arrêtés à la fin novembre à – 27 %.

C’est, tout à la fois le chiffre désastreux du seul mois de novembre qui corrobore celui enregistré depuis le 1er janvier. Les confinements avec une chute des commandes de 70 % pour le dernier en date situent bien l’état d’un marché en dents de scie et, par conséquent, des stocks qui gonflent et qu’il faut absolument écouler.

Par rapport à l’an dernier où 540 000 voitures de plus avaient été écoulées, les réserves d’invendus se chiffrent par dizaines de milliers sur les parcs des usines en attendant que ceux des concessionnaires soient désengorgés.

Tous ces véhicules en souffrance vont devoir trouver preneurs d’urgence. Car s’il s’agit de reconstituer de la trésorerie pour les entreprises et de se débarrasser de modèles qui vieillissent sur parc sans faire un tour de roue, il devient stratégique d’attirer le chaland.

Avec les règles du déconfinement et de la vente sur rendez-vous, ce n’est pas facile. Mais cela donne lieu, pour le candidat acheteur, à un éventail de propositions unique, à saisir avant le 1er janvier. Et à cela une bonne raison supplémentaire, le malus va s’alourdir en 2021, spécialement pour les modèles haut de gamme.

Contourner le malus à 20 000 euros ou plus

Pour éviter cette sanction du malus aggravé, les attentistes de la dernière heure savent qu’il faut immatriculer le véhicule avant le Nouvel An.

Dans le cas d’une voiture très puissante et dépassant les 225 g d’émissions de CO₂, le malus de 20 000 euros passe à 30 000 l’an prochain, 40 000 en 2022 et 50 000 en 2023, selon le projet de loi de Finances. C’est un micro-marché, mais si vous êtes réfractaire à toute intrusion électrique dans votre voiture, il est urgent d’acheter car, demain, ce ne sera plus possible même aux échelons inférieurs.

En 2019, la moyenne des émissions de CO₂ ressort à 112 g, ce qui permet d’échapper en théorie à tout malus actuellement.

Mais il ne faut pas avoir de prétentions démesurées pour atteindre le seuil de déclenchement du malus, fixé à 137 g/km cette année. Il passera à 133 g au 1er janvier 2021, 128 g un an après et 123 g en 2023. Pour fixer les idées, le taux moyen en 2010 était de 130 g avec une forte représentation de diesels dans le parc, peu émetteur de CO₂ et de 162 g en 2000.

Il y a donc seulement vingt ans, on aurait payé en moyenne un malus de 1 172 euros au tarif d’aujourd’hui, 2 049 euros l’an prochain et 3 552 en 2022.

Avec un âge moyen du parc français de 10,6 ans, dont un tiers a quinze ans, on voit bien que la source de pollution est circonscrite aux véhicules anciens. D’où une politique volontariste de l’État avec des primes de reconversion qui peuvent être attrayantes pour l’achat de véhicules électrifiés.

Mais un possesseur de voiture « bonne pour la casse » a rarement les moyens de la remplacer par un véhicule neuf au tarif fort.

Il y a pourtant des solutions pour ceux qui ne sont pas en mesure de s’offrir une Jaguar, un Range Rover, une BMW ou une Alfa Romeo. Il s’agit de ces « occasions neuves », dont les stocks regorgent et que l’on peut trouver aisément en ce moment sur Internet, l’autre vitrine des concessionnaires.

Sur un site comme promoneuve.fr ou Auto-Ici.fr, par exemple, on y trouvera une foule de Renault Zoé électriques dotées d’une spectaculaire remise pouvant aller jusqu’à….60 %. Attention cependant, la batterie peut être en location et la prime d’État est incluse dans la baisse de prix. Mais celle-ci, ajoutée à la remise tout de même importante, peut constituer une opportunité très intéressante pour qui voudrait passer à l’électrique.

10 kilomètres en 18 mois

Une autre piste consiste à regarder l’année de naissance du modèle. C’est en fait celle de la première immatriculation d’une voiture dès lors considérée comme une occasion alors qu’elle n’affiche que 10 km au compteur.

Le marché regorge de ces fausses occasions qui portent souvent la date de mai, juin ou juillet 2019, soit 18 mois sans avoir roulé. La voiture est certes assimilée à un modèle neuf, mais elle a tout de même pris de l’âge.

Si vous n’envisagez pas de la revendre avant au moins cinq ans, cela n’a guère d’importance. Nous avons ainsi trouvé pas mal de Renault Talisman, le haut de gamme du losange, avec des remises de 40 %. Ou cette BMW 530 D à 56 900 euros au lieu de 83 260 euros. Elle a simplement été immatriculée en janvier 2020, mais n’a pas bougé du garage depuis.

Ces chiffres incroyables sentaient un peu le soufre naguère, car ils étaient le fait de mandataires qui avaient leurs circuits avantageux d’approvisionnement.

Aujourd’hui, crise oblige, il n’est même plus nécessaire de passer par eux, car les concessionnaires de marques déstockent en direct même s’ils ne l’affichent pas au fronton de leur établissement.

Pour obtenir de telles remises, il faudra faire un sacrifice sur la toute dernière version, le restylage ou une évolution technologique ayant déclassé l’avant-dernière, restée invendue pour cette raison mineure. Cela reste néanmoins une excellente affaire pour qui sait la dénicher, mais il faut faire vite, car seule une voiture sur stock, livrable avant le 31 décembre, entre dans ce calcul des bonnes affaires.

On peut aussi faire le choix de consacrer le budget épargné en choisissant un modèle plus haut de gamme ou plus puissant.

Cela permet d’accéder à des voitures que l’on n’aurait jamais songé à acheter auparavant. Il y a une autre astuce qui consiste à faire équiper un véhicule « malussé », pour fonctionner au superéthanol E85.

Ce carburant considéré comme écologique bénéficie en France d’un abattement de 40 % sur les taux d’émission de CO₂ à condition de ne pas dépasser 250 g/km. Un exemple : si votre 4 x 4 ou votre berline sportive achetée neuve doit acquitter cette année 12 012 euros de malus (16 149 euros au 1er janvier) pour 200 g de CO₂, sa conversion à l’E85 lui permettra avec l’abattement de déduire 80 g et donc de descendre à 120 g de CO₂, une zone encore épargnée par le malus. Sinon, c’est un véhicule hybride qu’il faudra choisir.

Source : lepoint.fr/automobile/

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